[Livre] Tome du Saint-Tyraal

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[Livre] Tome du Saint-Tyraal

Message par Valdwyn Rougeval le Dim 16 Juil - 20:59

Un imposant livre à la couverture en cuir rouge ornée de plusieurs symboles sacrées et brodée de fil d'or. Le blason de la Croisade Écarlate en relief sur la couverture est abîmé par le temps qui s'est écoulé. Une centaine de pages jaunies et craquantes compose l'ouvrage au titre estampé en commun  : «Histoire et vérité du Saint-Tyraal, sang d'une légende». Les écrits sont en Commun et d'une calligraphie soignée. Uniquement disponible dans les archives confidentielles de la Main de Tyr.


Histoire et vérité sur le Saint-Tyraal, sang d'une légende












































À ceux qui lisent cet ouvrage, vous lisez l'oeuvre de toute une vie de dure labeur, vous lisez ce que je laisse en héritage à l'humanité et en preuve à la très Sainte Lumière.


Par Thamorus Havreciel

















































Chapitre I : Tyr, le porte-vérité


À une époque où les âges ne se comptaient pas, où le monde était proie au doute, la fureur, la peur et l'effroi ; une lumière combattait dans d'épais nuages noirs qui tuaient toute vie sur la terre. Dans les histoires et légendes des humains, ont ne peut pas dire qui était cet être venu par delà les cieux, tandis que les nains racontent y avoir trouvé un gardien du monde, un serviteur d'un «plus grand». Celui que les deux peuples nomment Tyr.

Cet héros des temps immémoriaux fût découvert parmi de nombreux mythes et légendes racontant l'histoire d'un guerrier combattant le plus grand dragon que le monde est porté, un proto-dragon maudit par le mal. Parvenant d'abord du nord d'Azeroth, on dit que ce sont les vrykuls qui transmit pour la première le légendaire récit de Tyr, braveur de vérité à la main d'argent.

Tyr serait un héros élu de la Sainte Lumière venu pour détruire toutes les ténèbres que le monde abritait avant la naissance des premiers humains. Après avoir chassé toutes les ombres, il rempli ciel et mer de lumière pour bénir notre monde de l'impureté dans lequel il baignait depuis des millénaires. Pendant longtemps, la Sainte Lumière brillait partout, les ombres n'existaient plus.

Bien que d'une force infinie, le puissant proto-dragon fût défait par Tyr, il le fît chuté dans le plus lointain du nord celui qui recouvrait de ses immenses ailes les sols de ce qui deviendra la patrie de notre civilisation, Tyr se retrouva seul et gravement blessé. On dit que pendant les cents ans qui suivirent cet affrontement titanesque, les océans étaient rouges du sang de Tyr et du dragon putréfié.

Une fois encore, Tyr avait détruit l'ombre qui rongeait Azeroth, mais pour la première fois de sa éternelle croisade contre le mal, il avait dû sacrifié de soi-même pour vaincre son ennemi. En effet, la main gauche de Tyr avait été affectée par la malédiction du démon-dragon et coupée après le combat pour empêcher toutes contaminations du mal.

Il remplaça sa main par un poing fermé forgé de l'argent le plus pur qui soi. Ainsi la plus grandiose des épopées de Tyr vu le jour. Au cours du temps, cette main d'argent deviendrait le symbole de sa conviction que seul le sacrifice personnel permet d'obtenir une paix durable et c'est seulement ainsi qu'on se rapproche le plus de la Sainte Lumière. C'est pourquoi notre plus sainte cité se nomme la Main de Tyr, en honneur à ce justicier de la lumière.

Mais, même le valeureux Tyr avait ses limites. Des milliers d'années après sa victoire contre le colossal dragon infecté par les ténèbres. le mal resurgit de nulle part. Le porteur de vérité fût le premier à rejoindre le lieu où la corruption s'échappait à nouveau pour plonger toute lumière dans le noir. Grâce à son nouveau poing, il abattait la puissance sacrée à même ses ennemis au nombre incalculable.

Alors que le légendaire guerrier de la lumière purifiait l'horreur qui grandissait au cœur de notre terre, un complot se formait. Son propre frère le trahit. Celui-ci avait vendu son âme et sa chair aux ombres de la mort. De cette trahison, d'anciennes bêtes du chaos autrefois battues et enfermées par Tyr dans le plus creux de la terre resurgirent à la surface pour le combattre.

Le porteur de vérité savait à ce moment qu'il ne pourrait pas vaincre de son traître de frère et les abominations qu'il avait libéré tout en sauvant ceux qui le suivait au nom de la Sainte Lumière. Tyr se lança dans la bataille en criant à ses alliés de fuir. Pendant six jours et six nuits, un combat mythique répondait entre le poing d'argent et les forces du mal. Tyr allait faire un dernier sacrifice pour sauver ce qu'il pouvait encore sauver.

Par la trahison de son frère, il ne pu avoir la force de porter sa main d'argent qui éclairait le champ de bataille plus longtemps. Tyr choisit de se sacrifier en déchaînant tous ses pouvoirs et toute sa force vitale en une gigantesque explosion. Il tomba au sol. L'impact de sa chute fût non seulement sa perte, mais aussi son tombeau.

Il ne restait plus qu'un immense cratère crépitant d'énergie sacrée avec au fond le corps inerte de Tyr. Ses serviteurs retournèrent au  lieu de repos de leur héros et la clairière dans laquelle la bataille eut lieu fut baptisée la Chute de Tyr ou Tirisfal dans la langue des vrykuls. Ceux qui accompagnaient le gardien de la justice furent si touchés par son sacrifice qu'ils choisirent de s'installer sur place afin de veiller sur la tombe jusqu'à leur mort.

Ainsi Tyr, celui qui apportait lumière et vérité, se tue à jamais dans les ténèbres qu'il avait jadis combattu dans son propre sacrifice. Lui qui était au plus haut de l'admiration de la Sainte Lumière était mort. On perdu sa trace et son histoire par les époques et civilisations qui suivirent sa chute. Seul l'écho de son nom résonne parmi le cœur des plus fervents défenseurs de l'aube.


Chapitre II : La création du Saint-Tyraal


Pendant la chute de l'héros de la lumière, une pluie de son sang s'abattu sur le monde. Tous regardaient le ciel avec grande attention et silencieux. Leurs corps étaient purgés et nettoyés par le liquide rouge de celui qui les avaient protégés pendant tout ces millénaires. La légende raconte que c'est un vrykul du nom de Tharimkor le Parleciel qui eu une vision donnée par la lumière.

Il vu dans son esprit le déroulement du dernier combat du défunt Tyr et comprit ce qu'il devait faire pour honorer le poing d'argent. Il prit une vielle coupe en bronze, rouillée et sale, seul récipient qu'il avait à porté de la main pour récupérer les gouttes de pluie sanglantes. Une fois la coupe pleine, un miracle se produit sous ses yeux.

Le métal souillé devenu argent pur, la rouille devenue des joyaux étincelants et la vieille coupe devenue un calice. Le sang de Tyr fût absorbé par le calice sacré créé à partir de la foi naissante du vrykul. Une onde de lumière investie l'intérieur du récipient maintenant vide et forma une colonne lumineuse qui perça les cieux aux nuages gorgés d'hémoglobines. La pluie s'arrêta aussitôt.

Le Saint-Tyraal fût. Tharimkor le Parleciel devenu le Premier Gardien de Tyraal, il n'avait plus de nom, juste un devoir, protéger le calice et faire savoir la puissance de la lumière. Il entreprit un pélerinage sans fin, de ses explorations à travers ce monde qui devait maintenant subir le courroux des ténèbres, il transcrivit les premiers écrits sur le Saint-Tyraal.

«Bolvin umyol marnjar
Mjul orm agn gjor
Tyraal gramalch jarggn
Olkt dottar taeldum
Gurnatar olkdr jorkar
»

Encore aujourd'hui, personne n'a réussie à percer le mystère de ces écrits, même le linguiste que je suis n'a pas trouvé la soluce à ces phrases en Vrykul. Mais, on les retrouve sur certains lieux sacrés vrykuls en Norfendre, notamment sur d'immenses piliers de pierre errigés en direction du soleil levant des terres gelées.

Elles se sont transmises par l'oral. Le Premier Gardien de Tyraal choisissant l'héritier du saint calice par le biais de ces quelques mots par des rituels proches de ceux que nous, humains de l'humanité, pratiquons aujourd'hui dans nos lieux consacrés. Tout porte à croire que le Saint-Tyraal est l'origine notre Église de la Sainte Lumière. Une relique qui nous relie tous.

Pendant que le temps poursuivait son cours, le Saint-Tyraal fût transmit d'apprenti en apprenti de celui qui devenait le nouveau gardien. Il apporta foi parmi ceux qui devenu les premiers membres de notre humanité. Dans plusieurs histoires des tribus humaines qui forgea notre monde, le nom du Saint-Tyraal est mentionné comme une preuve de volonté et de savoir.

C'est sans surprise que le clergé prit contrôle du Saint-Tyraal pour faire connaître à tous la Sainte Lumière. Les cathédrales se bâtissant comme poussent les fleurs au printemps, le calice de Tyr passa plusieurs siècles à travers les territoires de nos ancêtres pour être entreposé dans les palais de lumière, disponible pour tout les croyants en pèlerinage du Saint-Tyraal.

À la fondation de l'Empire Arathorien, le Saint-Tyraal fût placée sous protection du lieu saint de Strom. Plus le temps passait par l'unification des tribus humaines sous l'étendard d'Arathor, plus le Saint-Tyraal devenu un trésor si précieux que seuls les plus hauts placés du clergé pouvaient avoir accès à ce dernier. Puis, lors de la dislocation d'Arathor pour former les sept royaumes, la relique sainte disparue comme par magie.


Chapitre III : La quête du Saint-Tyraal


Aucun schéma ou dessin de l'artefact n'a été retrouvé jusqu'à ce jour, les seules informations que nous avons à notre disposition est ces quelques lignes récupérées dans un manuscrit visiblement issue du clergé de l'Empire Arathorien par un dénommé Grand Chevalier Torius. Aucune informations sur ce personnage n'a été également trouvées.

«Il brille sous l'étoile du matin et du soir, son argent est si pur que nos lames deviennent noires près de lui. Ses dix yeux rouges scintillent dans les yeux des mortels, taillés à partir du coeur des montagnes du nord, rouge comme le sang et brûlant comme le feu.

Un récipient divin qui porte en son sein notre lumière. Des écrits sacrés gravés sur son anneau supérieur, une langue indéchiffrable pour nous, simples serviteurs de la très Sainte Lumière. Il guide les âmes perdus et guérit les malades, il est bénit, touché par la lumière, sa chaleur est réconfortante.
»


- Extrait d'un manuscrit sacré d'une date inconnue, retrouvé dans les sous-sols de Stromgarde.

Plusieurs autres documents trouvés dans les ruines d'Arathor racontent les miracles et dons conférés par le Saint-Tyraal. Voici quelques extraits de mes recherches sur les pouvoirs du calice de Tyr.

«Elle est revenue parmi nous, oui. Ma fille, la chair de ma chair est revenue, je n'arrive pas à y croire ! Le prêtre m'avait promit qu'elle était en sécurité, dans la protection de la très Sainte Lumière, je dois avoué que je n'y croyais pas. Elle avait été enlevée par les trolls et... [Passage illisible] ... le Saint-Tyraal, c'est lui qui a guidé mon enfant vers le foyer. Mes confessions que je lui ai portées ont été entendues !»

- Extrait écrit d'un témoignage d'un père fermier arathorien, la date et le nom sont inconnus.

«Par miracle, il s'est remit à marcher comme si jamais le malheureux avait été paralysé. C'était incroyable, jamais je n'avais vu cela de ma vie ! Lui qui avait été blessé à la guerre par les vengebroches, voilà qu'une fois le calice touché et les prières récitées, il s'est levé de sa chaise et... [Passage illisible] ... Jamais je n'y aurais cru, jamais j'aurais... [Passage illisible] ... la Sainte Lumière existe...»

- Courrier envoyé à un haut responsable de Strom, daté de 1500 ans, par Andormir le Sacré.

«La bataille du défilé était perdue d'avance, les trolls étaient en surnombre sur notre flanc droit. Ils dévalaient les collines comme des charognards courant vers un cadavre encore frais. Nos deux cents hommes ne pouvaient pas faire demi-tour vers le sud. Bien que j'avais ordonné à nos arbalétriers de rester sur notre dernière position, ils étaient bien trop peu pour mettre l'ennemi en difficulté.

C'est alors que sorti des rangs de ma deuxième cavalerie un homme de sainte foi qui brandissait un calice d'argent. Son nom nous ne l'avons jamais connu, mais de la lumière de sa relique, les centaines de trolls qui nous chargeaient se sont transformés en poussières devant le regard ébahit de mes soldats et moi-même. Quand nous avons reprit conscience suite à cet événement, le porteur et son calice n'étaient plus là.
»

- Extrait d'un rapport de guerre entre arathoriens et trolls par le Général Lanvan Lancefière, daté de 2700 ans.

«Le 145ème anniversaire du Père Supérieur Galvor, comment est-ce possible ? Je dois être un des rares au courant de son âge réel, tout le clergé semble dans le secret. Est-ce le fait que je sois son page qu'il m'a révélé son véritable âge ? Il ne peut pas me mentir, les preuves sont trop nombreuses et... [Passage illisible] ... Comment peut-il paraître si jeune en ayant 145 ans... ? Un élu de la très Sainte Lumière...»

- Extrait d'une provenance et date inconnue par le page du Père Supérieur Galvor.

Ces preuves du temps sont nombreuses, mais bien cachées, comme si toutes traces du Saint-Tyraal devaient être effacées. Ma bibliothèque est remplie de ces témoignages du passé qui raconte leur vision du dit calice. Tout porte à croire que cet artefact n'est pas que symbolique, mais aussi d'une puissance que nous, mortels de chair, ne pouvons pas comprendre.

Comme dans chaque mystère, il y a des fuites, c'est grâce à ces preuves que plusieurs chevaliers, membres du clergé, chasseurs de trésor et autres aventuriers sont partis à la recherche du Saint-Tyraal. Évidemment personne n'a réussie à mettre la main sur cette relique de la très Sainte Lumière. De plus, il est difficile de retracé ceux qui se sont mit en quête du Saint-Tyraal.

Moi-même je me suis en quête du calice de Tyr. Il doit être rapporté au Bastion Écarlate au plus vite pour être sous la protection de nos croisés. Personne d'autres que les écarlates doivent avoir en leur possession le Saint-Tyraal. C'est ce pourquoi j'ai écris ce grimoire, il doit servir à ceux qui servent la très Sainte Lumière et la Croisade Écarlate, vous devez trouver et rapporter le Saint-Tyraal.

Pour ceci, veuillez prendre en compte les indices que j'ai pu récupérer jusqu'à maintenant sur le Saint-Tyraal...

*Après cette phrase, les écrits en dessous sont illisibles, l'encre est déteint et des traces de doigt sanglant recouvrent le texte. Toutes les autres pages qui suivent sont dans le même déplorable état, les traces de sang devant de plus en plus épaisses et nombreuses. Seul une partie d'une page du dernier chapitre du grimoire est encore lisible.*


Chapitre XVI : Conclusion et fin


*Passage illisible.*

... rien d'autre ne pourra sauver le monde dans lequel nous vivons. Tyr est mort, son héritage sacré est perdu et les abominations de la mort déferlent encore sur notre monde. Si nous retrouvons le Saint-Tyraal, l'humanité sera sauvée et nous reprendrons contrôle de nos terres. Si je ne retrouve pas la calice, promettez-moi, chers lecteurs et lectrices assidus que vous êtes que vous poursuivrez la quête du Saint-Tyraal.

Seul le sacrifice personnel permet d'obtenir une paix durable et...










































*Le reste des pages du grimoire sont griffonnées ou abîmées. En bas de cette dernière page lisible on voit la trace d'un sceau de la Croisade Écarlate tâché par du sang.*
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Valdwyn Rougeval

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